Une précision s’impose : au moment où nous publions cet article, notre voyage « Hebridean Dream » est terminé depuis 3 semaines et nous tentons depuis la maison de « rattraper le retard sur le blog ».
Après avoir traversé la Bretagne, il nous reste encore pas mal de kilomètres à parcourir pour rejoindre la Côte d’Azur. Nous projetons de suivre la Vélodyssée jusqu’à Bordeaux et de faire un petit coucou à notre Léo (la tournée des popotes n’est pas finie). Alors nos roues s’apprêtent à avaler le marais vendéen en faisant quelques infidélités à cette Eurovélo 1 déjà parcourue dans le passé.
Direction Nantes, Nantes et ses belles pistes cyclables (encore une ville faite pour le vélo), ses quais le long de l’Erdre, la Loire déjà vaste. Et les « Machines de l’îIe » dont cet éléphant mécanique qui nous avait tellement séduit au départ de Nantes pour notre voyage « Allo, l’Europe ? ». Ils font très fort, les gens des « Machines de l’île ». Ils ont investi une vaste esplanade où déambule le pachyderme, et on y accède par une tour-manège-musée « Carrousel des mondes Marins », le manège d’Andréa tourne ses figures fantastiques, non loin de là un ptérodactyle semble échoué… Ils ont transformé des hangars en musées d’automates animaliers et ils commencent à essaimer en dehors de Nantes (nous avions croisé Le Minotaure à Toulouse en 2025). Continuez comme ça, nous on adore !

Une surprise sur la route peu après Nantes. L’usine de cycles de Machecoul-sur-Même, liée essentiellement aux magasins Intersport, qui conçoit, produit et distribue pas moins de 35 000 vélos par an, emploie 500 salariés et tient le coup depuis 100 ans.
Une autre surprise nous attend à la Garnache, bourg paisible mais fier d’être Vendéen. Ces fresques hyperréalistes rendent hommage à ceux qui ont combattu les contre-révolutionnaires Vendéens dans les années 1790.
Nos trikes nous ont donc déjà projetés en Vendée. Nous rejoignons vite la Vélodyssée et nous avalons des kilomètres de voies cyclables protégées, de pistes gravel au cœur des marais ou sillonnant en forêts, de côtes sauvages qui alternent avec des zones touristiques très fréquentées en ce mois de juillet. Peu de reliefs, ça change des îles écossaises, de l’Irlande et de la Bretagne ; la roule plutôt facile, comme on l’aime. Le soleil nous brûle autant qu’il grille la campagne et les champs infinis de tournesol.
Les Sables d’Olonne, ses plages infinies et ses belles villas en bord de mer, tout cela nous invite mais la route du jour est encore longue. La halte du soir à Talmont-Saint-Hilaire, chez Corine et son « pressoir », restera assurément comme une des plus belles soirées de ce voyage.
Encore des pistes, des pistes de plus en plus sauvages, étroites et caillouteuses car nous coupons souvent à travers les marais en suivant plus ou moins la Vélodyssée, mieux aménagée, elle.
La chaleur est accablante dans ces étendues sans arbres ; nous pédalons sous les canicules depuis notre débarquement en Bretagne !
Et au troisième jour, après 225 kilomètres de Vendée, nos roues quittent les pistes, entrent en Charentes-Maritimes pour se reposer à La Rochelle.
Etrange, on a croisé fresque pas de peintures murales en Vendée !
A fond la Vendée, à fond !




super ! à bientôt !
cath