Maintenant, il nous reste à rentrer à la maison… Déjà plus de 3 mois de voyage itinérant et plus de 5000 km pédalés. Mais dans nos têtes, le départ de Paris, c’était hier ! Et on repartirait bien pour 3 mois et 5000 km de plus !
La route Florac-Bendejun, on commence à bien la connaître, alors nous optons pour des variantes, pour maintenir le moral ; il s’agit maintenant d’éviter la nationale vers Alès, de découvrir de nouvelles routes, d’éviter aussi les zones incendiées du Var, de profiter des nombreuses voies vertes aménagées si agréables à vélo, de longer le beau littoral méditerranéen et en particulier l’Esterel. Et puisque maintenant nous sommes bien en jambe, nous traverserons les Alpilles et le massif de la Sainte-Baume.
Ce qui est beau dans les Cévennes, ce sont les Causses, les grands espaces de ces plateaux pas plats du tout sillonnés par des vallées profondes. Pour nous, ce sera la route des crètes entre Florac et Anduze, avec son premier col à plus de 1000m d’altitude. Nous partons tôt en raison de ces canicules persistantes mais il fait vite très chaud et nous transpirons un max dans la montée au col. En haut, les points de vues sont sublimes avec les plans multiples, les alternances de zones boisées et grillées de soleil ; les cols suivants sont plus faciles et la descente vers Anduze jouissive. Anduze et son joli centre historique fortifié mais bondé en ce début aout ; quel contraste avec les routes sauvages et tranquilles du causse ! Nous rattrapons une voie verte paradisiaque sur ancienne voie ferrée à travers la campagne gardoise : plus de côtes, plus de voitures, la nature immense pour nous. Pour nous tout seuls car pas grand monde sur cette piste, sans doute un effet des chaleurs intenses. Sur Internet, nous avions repéré un camping sur notre route ; bizarrement, le site web est surtout rédigé en hollandais… Et nous voilà plongés au pays des polders en plein Gard, dans un superbe camping très ombragé, avec une belle piscine pour nous seuls. Et ce soir, c’est une animation chorégraphique par les enfants du camping. Mais impossible d’enlever le marcel et les socquettes blanches pour se mettre à l’eau !
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