« Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort. Le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c’est le train, ce n’est pas la gare.«
Paul Coelho
Départ du Kerry chéri pour Cork, notre dernière destination en Irlande. On rend la voiture pour retrouver nos montures préférées, reposés, heureux et souriants.
Nous avons posé nos bagages dans l’ auberge de jeunesse/bar « Bru Bar hostel » tout prés du centre, petit dortoir pour 4 dans lequel Michel s’est installé en attendant des jours meilleurs. Michel, il n’est plus tout jeune, il change de vie et cherche du travail, il vient du Zimbabwe et veut vivre en Irlande. Le « Bru Bar Hostel » c’est un endroit très cosmopolite où se croisent des voyageurs comme nous, des jeunes ou moins jeunes bénévoles, des travailleurs étrangers ou non…
L’avenue devant le « Bru Bar Hostel » est très passante, pas de garage , ni parking dédié. Mais non loin de là, de nombreux parkings gardés installés dans de vieux bâtiments. Benoit part à la recherche de la bonne affaire pour mettre en sécurité nos précieuses montures. Et la bonne affaire il la trouve assez vite, 2ème parking, Mohammed, le gardien parle français et propose de mettre les vélos à l’abri dans un coin caché du parking, un drôle d’endroit empli de câbles divers, de pots de peinture, d’étagères plus ou moins cassées. Ce sera parfait pour nos 3 nuits de séjour.

Cork, c’est la ville de la fameuse distillerie Jameson. Quand même pour un amateur, même pas un petit verre de whisky pour Benoit dans cette belle Irlande. Alors pour nos dernières journées, on va s’offrir un verre à la distillerie Jameson, à l’écart de Cork dans la petite ville de Middleton. De beaux bâtiments, un hall d’entrée qui en jette avec son exposition de bouteilles joliment éclairées. On a déjà envie de boire, rien qu’à regarder. Une grande salle cosy pour la dégustation et une belle terrasse. On déguste, on mange un peu pour accompagner l’alcool. C’est bon mais rien ne vaut pour nous le whisky tourbé de nos belles iles Hébrides.
Cork, deuxième ville d’Irlande par la population, fait concurrence à Dublin. Elle pourrait être capitale cette délicieuse ville aux milles facettes. Cork,du gaëlique irlandais « Corcaigh » « qui veut dire marais, terre marécageuse. Cork n’est pas vraiment en bord de mer mais elle est enserrée entre les bras de la rivière Lee dont le niveau dépend des marées. Suivant l’heure de la promenade le niveau de l’eau sous les ponts varie, et des ponts il y en a 31 à Cork, la ballade des ponts c’est une des façons de visiter Cork. Nous choisirons en premier la balade des muraux pour appréhender Cork. Et comme dans beaucoup de villes le mural n’et pas neutre, il peut être artistique mais il est le plus souvent engagé, témoin d’une histoire « Trouble », vecteur de pensées.
Une petite collection d’armoires électriques commémoratives, d’événements sportifs, politiques, artistiques…
Bien sûr, une ballade dans le centre historique et 2 cathédrales s’il vous plait! « Saint Fin Barre’s » et « Sainte Marie et Sainte Anne« .
En haut du clocher de la Shandon Tower and Bells, qui surplombe le district de Shandon, à 30m de haut domine une girouette dorée de 4m de long, en forme de poisson. Elle est à la fois un symbole chrétien et une référence aux saumons qui remontent la rivière Lee s’écoulant au pied de la colline. 8 grosses cloches y habitent…
Le quartier de Shandon, aux ruelles pentues, parfois pavées, c’était le quartier ouvrier avec ses maisonnettes alignées, parfois colorées. De la fin du 18e siècle au début du 20e siècle, ce secteur était spécialisé dans le beurre. Le plus grand marché au monde du beurre salé, le produit irlandais qui fut exporté avec le plus grand succès, c’était là, il y a même un musée du beurre!
Cork, c’est un joyeux mélange architectural, des styles différents se côtoient sans heurter le regard. On passe des immeubles de l’époque géorgienne ou victorienne remontant au 19ème et début du 20ème siècle aux façades colorées avec le même ébaubissement ravi.
Remarquable aussi, l’English Market qui date de 1788, avec sa belle charpente en bois en coque de bateau renversée.
Et puis il y a l’University College Cork crée en 1845 sous le règne de Victoria. Une belle université comme seuls les anglo-saxons savent les faire, de beaux bâtiments, de l’espace, des jardins bien entretenus et bien sûr la chapelle, la chapelle Honan, commandée et financée par Isabella Honan, une philanthrope de Cork, descendante d’une riche famille de commerçants, consacrée en novembre 1916, possède de magnifiques mosaïques au sol, l’allée centrale y figure une rivière où nagent des poissons, les vitraux sont aussi de toute beauté. L’intérieur est richement décoré selon les principes du mouvement Arts and Crafts visant à promouvoir l’artisanat de haute qualité. Une merveille qui sublime la foi.
Nous avons trainé les bars à Cork, à la recherche de musique « trad ». Et il y en a des bars musicaux à Cork, nous nous sommes régalés, groupes en live, heureux et souriants comme nous de jouer et d’écouter. Notre dernière soirée à Cork, c’était la 1/2 finale de la coupe du monde de foot. Il fallait choisir l’endroit! Quoi de mieux que la Franciscan Well Brewery, un peu à l’écart du centre, un endroit convivial où sont brassées des bières uniques. L’ambiance fut cool malgré la défaite, tandis que la liesse menée par des espagnols battait son plein en centre-ville; Pizza et bonne bière quoi de mieux pour des non-amateurs de foot.
Nous prenons le bateau pour Roscoff, en France, vers 14h, 20 km de route entre la mer, la terre, les golfs, sous un doux soleil. Nous quittons l’Irlande, les jambes, la tête et le cœur plein de tous ces moments intenses, heureux et souriants.
Slán agat…

Merci pour toutes ces photos et vidéos de Cork.
Les muraux sont super
96 jours de vélo depuis notre départ bravo, bravo les amis