« Quand rien n’est prévu, tout est possible. »
Antoine de Maximy

En allant vers Galway, sur le parking du Géant, un pasteur Américain de l’Oklahoma nous interpelle, il n’en revient pas de tout ce voyage, il est mort de rire et nous dit qu’il nous gardera comme un grand souvenir de son voyage au pays de ses ancêtres et…nous bénit! C’est vrai, nous sommes bénis des Dieux!

Et voilà, on prend des vacances de vélo! Après nos 3700km et pas beaucoup d’arrêt, après la pluie, le vent, le crachin, le brouillard, les quelques jours de beau temps, les pentes pentues et les belles descentes, le temps qui passe vite, les kilomètres à parcourir pour découvrir le sud ouest de l’Irlande, pour dérouler encore cette Wild Atlantic Way, on a décidé de s’accorder une petite semaine de vacances, heureux et souriants.
En quittant Galway, les toits de chaume réapparaissent, les villages montrent leurs couleurs. En voiture, c’est moins facile de filmer, c’est moins facile de photographier, mais bon ça nous repose les jambes.
Le Burren, on en prend plein la vue, le Burren, on est ailleurs, le Burren c’est fantastique!
Le Burren dans le comté de Clare, « Boireann » en irlandais qui veut dire « lieu de pierres », façonné par des forces géologiques pendant des millions d’années a été désigné géoparc mondial Unesco. Un paysage lunaire, unique, peuplé de milliers de sentiers, ce plateau calcaire karstique qui s’étend sur 1000 km2 est un paradis pour 70% des espèces de plantes indigènes d’Irlande: l’orchidée pourpre, l’euphraisie irlandaise blanche et dorée…
Les hommes y ont laissé des traces à travers des monuments de l’ère mésolithique jusqu’à l’âge de pierre: magnifique Dolmen de Poulnabronne qui trône depuis plus de 5000 ans. Il y a aussi les turlough, lacs éphémères: les formations karstiques uniques se remplissent d’eau durant l’hiver et se vident lentement au fil des saisons, créant ainsi un écosystème de zone humide dynamique. Bon il semble que nous n’étions ni au bon endroit, ni au bon moment pour voir l’éphémère!
Ah, y’a d’la pierre ici, alors on fait des murs, on fait des murs, des à peu près droits, des incurvés, des franchement arrondis et tout ça sans ciment bien sûr.
Le Burren abrite aussi de fabuleuses falaises, les falaises de Moher et au large, un peu mais pas trop, de Doolin, les 3 îles d’Arran, Inis Mór la plus grande, Inis Meáin et Inis Oírr la plus petite aussi appelé Inis Thiar ou Inis Oirthir en irlandais et en anglais : Inisheer, dernières terres situées à l’ouest de l’Europe avant l’Amérique. Et quelles terres, sauvages, fascinantes, visitées par les banshees, à lire dans le prochain épisode! Sur la route, le petit phare de Black Head dans le style Burren…

La roule en voiture, les vélos au chaud, ça le fait aussi! A suivre…

Joli joli joli
Joyeux Joyeux Joyeux
Jeu, Jeunesse Jalousie
(sur nos fenêtres)
Mille pensées, Mille bises
Grand BRAVO
Elia
Bravo ! Sur mes randos aussi, j’ai renoncé à certaines étapes. C’était à chaque fois une décision compliquée… mais, bon, on n’est pas obligé.es de jouer les héros/héroïnes… je vous souhaite de belles découvertes…autrement !