Publié dans Amsterdam-Nice, La fenêtre d'Isabelle

La fenêtre d’Isabelle 22

pas fenetre

J’ouvre cette fenêtre voyageuse

Il n’en finit pas le chemin,
Il est en moi, je suis en lui
Il s’efface quand je le fuis
Je crois le suivre, il me dépasse
Marc Baron

Je suis dans la clarté qui s’avance
Mes mains sont pleines de désirs, Le monde est si beau

Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres,
Les arbres si pleins d’espoir, les arbres si verts.

Un sentier ensoleillé s’en va à travers les mûriers.
Je suis à la fenêtre de l’infirmerie.

Je ne sens pas l’odeur des médicaments.
Les œillets ont dû fleurir quelque part.

Et voilà, mon amour ! Et voilà ! Être captif, là n’est pas la question…
Il s’agit de ne pas se rendre…

Nazim Hikmet

Précision:
Dans La fenêtre 20 les différents paragraphes illustrent un seul et même livre:
Des philosophes et des héros.
Petite ballade en philosophie à travers nos héros quotidiens.
Thibaut de Saint Maurice

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