
J’ouvre cette fenêtre voyageuse
Il n’en finit pas le chemin,
Il est en moi, je suis en lui
Il
s’efface quand je le fuis
Je crois le suivre, il me dépasse
Marc Baron
Je
suis dans la clarté qui s’avance
Mes mains sont pleines de désirs, Le monde est si
beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres,
Les arbres si pleins
d’espoir, les arbres si verts.
Un sentier ensoleillé s’en va à
travers les mûriers.
Je suis à la fenêtre de l’infirmerie.
Je ne sens pas l’odeur des médicaments.
Les œillets ont dû fleurir quelque
part.
Et voilà, mon amour ! Et voilà ! Être captif, là n’est
pas la question…
Il s’agit de ne pas se rendre…
Nazim Hikmet
Précision:
Dans
La fenêtre 20 les différents paragraphes illustrent un seul et même livre:
Des philosophes et des héros.
Petite ballade en philosophie à travers nos héros
quotidiens.
Thibaut de Saint Maurice
