La poésie romantique se marie bien, avec les lacs italiens, « Ô temps suspend ton vol….Laissez nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours »…ça me va…
» Nous avons besoin du confort et du bonheur qu’apporte le hygge. Il ne s’agit pas d’ignorer les problèmes mais de prendre soin de soi pour avoir la force de les affronter. » Helen Russel
Le hygge Kezaco?
il s’agit d’une philosophie de vie qui permet aux Danois d’être parmi les plus heureux du monde. Concept difficile à définir, l’office de tourisme en donne cette définition: « Essentiellement, Hygge, signifie créer une atmosphère chaleureuse et profiter des belles choses de la vie avec les personnes que l’on aime. La chaude lueur des bougies est hygge, sortir avec un cher ami pour aller voir un film est aussi hygge. Et Il n’y a rien de plus Hygge que s’asseoir avec sa famille et ses amis pour discuter des grandes et petites choses de la vie. »
Le Hygge c’est aimer la vie, c’est se sentir bien, c’est être positif…, une base solide de bien-être où la notion de partage est essentielle. Le Hygge est dans le collectif.
» La pluie a été inventée pour que l’homme se sente heureux sous un toit » Sylvain Tesson
Nous roulons depuis longtemps avec des intermèdes de pluie plus ou moins longs, plus ou moins violents, plus ou moins transperçants. Dans ces moments là, on s’enferme dans nos vêtements de pluie, on baisse la capuche au maximum, on pédale , il faut aller au bout, alors on pédale…Ne pas laisser la pluie diluer le plaisir du voyage, alors je cherche toutes ces petites expressions pour dire la pluie et il y en a beaucoup en français:
« forte averse », « trombes d’eau », « pluie battante », « tomber des cordes », « tomber des hallebardes », « dracher », « pleuvoir comme vache qui pisse », « pleuvoir à boire debout », « pleuvoir à seaux », « pleuvoir à torrents », « un temps d’escargot », « un temps de chien », » un temps à ne pas mettre un chien dehors », « un temps à ne pas mettre le nez dehors », « c’est la fête à la grenouille »
Si vous en connaissez d’autres, je suis preneuse, je pourrais me les répéter, comme un mantra positif.
ô pluie ô pluie ô pluie ô pluie ô pluie ô pluie! gouttes d’eau gouttes d’eau gouttes d’eau gouttes d’eau parapluie ô parapluie ô paraverse ô! paragouttes d’eau paragouttes d’eau de pluie capuchons pèlerines et imperméables que la pluie est humide et que l’eau mouille et mouille! mouille l’eau mouille l’eau mouille l’eau mouille l’eau et que c’est agréable agréable agréable d’avoir les pieds mouillés et les cheveux humides tout humides d’averses et de pluie et de gouttes d’eau de pluie et d’averse et sans un paragoutte pour proteger les pieds et les cheveux mouillés qui ne vont plus friser qui ne vont plus friser à cause de l’averse à cause de la pluie à cause de l’averse et des gouttes de pluie des gouttes d’eau de pluie et des gouttes d’averse cheveux désarçonnés cheveux sans parapluie
J’ouvre une fenêtre sur un coin de ma bibliothèque
» La lecture dissipe la sécheresse, active les facultés, déchrysalide l’intelligence et met en liberté l’imagination » Antoine Albalat
Pour bien lire à vélo, il suffit d’un téléphone avec une appli de lecture audio et une petite enceinte derrière l’oreille , c’est moins gênant qu’un casque et si elle est bien choisie le son est bon! Ces deux accessoires, je ne les oublie jamais à vélo. J’ai emporté aussi ma liseuse de chez « c’est pas bien les GAFA » mais entre les km et le blog je rejoins très vite les bras de Morphée. J’aurais pu économiser 250 g dans mes bagages, d’autant plus que j’ai sur mon téléphone l’appli de ma liseuse. Amis cyclistes, merci au smartphone qui soulage nos bagages.
J’ouvre une 1ère fenêtre « quelque part au Danemark »
Souvenir du Danemark
A la princesse D…..
« C’est un parc scandinave, aux sapins toujours verts, Où le vent automnal courbe les fleurs d’hivers Dans les vases de marbre ancien sur la terrasse ; Et la vierge royale en qui revit la race Des brumeux Suénon dont son père descend, L’enfant blanche aux yeux clairs, la princesse du sang, Immobile devant la balustrade antique, Regarde le lointain azur de la Baltique. En satin blanc, nu-tête, et du blond idéal Qui couronne les fronts sous le ciel boréal, Elle se tient debout, comme un spectre de reine, Prise dans les grands plis que fait sa robe à traîne. Au fond de ses yeux froids et pâles rien ne luit ; Et c’est un lys éclos au soleil de minuit. ... »
François Coppée (Le Poète, à ne pas confondre avec Jean-François)
Presque 500 km parcourus dans cette première partie du Danemark. Le Danemark comporte 5 régions, nous avons promené nos roues dans le Danemark du Sud, le Jutland central et le Jutland du Nord. Nous reviendrons au Danemark, après la Suède, fin juin pour visiter entre autre Copenhague. Nous avons rendez vous avec Françoise. Nous avions prévu de longer la côte ouest mais le vent, le froid et la pluie ont eu raison de nous! Tous les Danois que nous avons rencontrés connaissent bien cette côte Ouest pour ses vents violents. Nous avons quand même gravis 2035 m, comme le Tourtourel en partant de Dignes les Bains. Ascension débonnaire mais pourtant sportive au regard des conditions météorologiques. Mes genoux et nos cuisses se sont bien comportés.
7 jours, dont 1 de repos, pour cette première partie du Danemark, c’est déjà beaucoup, le Danemark c’est un petit pays. 83 km en moyenne par jour, et des jours entiers contre le vent, et les premières pluies qui nous attaquent. Elle était pourtant bien belle la côte danoise et notre journée de repos, à Hvide Sande, là où il n’y a rien à faire d’autre que de grimper sur la dune pour savourer, déguster, emmagasiner la lumière changeante, nous laisse un souvenir illuminé. Tant de douceur, de rondeur dans le paysage au milieu d’un océan de vent.
Le Danemark c’est environ 5,8 millions d’habitants pour 42 925 Km2, soit 135 habitants au km2, a peu près la densité française.
J’ouvre ma 1ère fenêtre « quelque part en Allemagne »
« Nous sommes les abeilles de l’Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible. » Rainer Maria Rilke
310 km dans cette première partie de l’Allemagne, nous y reviendrons début juillet après avoir parcouru le Danemark et la Suède, pour descendre vers le Sud. , plus de 1000m gravis presque sans s’en rendre compte. Mes genoux et nos cuisses ont la forme! 5 jours, dont 1 de repos, pour cette première partie de l’Allemagne, juste à peine le temps de réapprivoiser l’Allemand . 77 km en moyenne par jour, mais ça ne dit rien de la réalité la moyenne, 1 jour on a fait 105 km et un autre 33! Et les 105 km Mes genoux et nos cuisses s’en souviennent, d’autant plus que la batterie m’a lâchée 10 km avant l’arrivée! 310 km de campagne, de village, de bourgs ou il ne se passe pas grand chose! On rencontrera pourtant des français de Giens dans une boulangerie/café/refuge, accueillis dans une famille allemande, leurs deux villes étant jumelées.
L’Allemagne c’est environ 84 millions d’habitants pour 357 400km2, soit 240 habitants au km2, plus du double de la densité française, 383 habitants au Km2 en Belgique ( 11,6 millions habitants) et 508 habitants au km2 en Hollande ( 17 millions d’habitants).
Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollande ; Et telle est ma beauté, que l’avare Flamand Paye un de mes oignons plus cher qu’un diamant, Si mes fonds sont bien purs, si je suis droite et grande.
Mon air est féodal, et, comme une Yolande Dans sa jupe à longs plis étoffée amplement, Je porte des blasons peints sur mon vêtement, Gueules fascé d’argent, or avec pourpre en bande.
Le jardinier divin a filé de ses doigts Les rayons du soleil et la pourpre des rois Pour me faire une robe à trame douce et fine.
Nulle fleur du jardin n’égale ma splendeur, Mais la nature, hélas ! n’a pas versé d’odeur Dans mon calice fait comme un vase de Chine
« Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.« Charles Beaudelaire
Les fenêtres, en Hollande m’ont toujours plu, sollicitant je ne sais pourquoi mon imaginaire. Par leurs dimensions, leurs formes, leurs décors, elles m’interpellent… « Parce qu’elle joue simultanément ou alternativement sur le caché et le montré, la fenêtre stimule l’activité imaginante : comme par défi, elle incite à deviner ou à combler par le recours à la fiction l’incomplétude de la vision. «
Je me glisse aux jointures je me nourris aux confins du temps des rencontres de l’espace des instants
tu m’es présente par-dessus les fougères les langues de la pelouse nous caressent nous interrogeons le faîte du mur nous affinons l’air qui nous sépare plus légères les branches où se ramifie l’espoir hauteur de ton souffle sur nos mains tendues L’attente efface les distances Nous ne sommes qu’une braise dans la gorge du temps
Médit’eau « Qui plait au cœur allume mille étoiles l’iris. Et qui plait aux yeux pénètre en douceur au plus profond d’un cœur. » Wembo Jah Olela
Déjà 650 km en France, 3300 m gravis, un peu plus que le pic de la Cerbinolla! Mes genoux et nos cuisses s’en souviennent chaque matin. 10 jours en France, 1 jour pour aller de Bendejun à Dijon, comme nous sommes forts…mais on a triché, 30 km à vélo, le reste en fourgon . 2 jours et 1/2 de vélo pour Dijon- Epinal puis 2 jours et 1/2 de repos pour démarrer en douceur. Puis la roule et nous voici en Belgique après 7 jours de vélo, 92 km en grimpant presque 500 m, en moyenne par jour, Mes genoux et nos cuisses s’en souviennent
Déjà 650 kms en France et de belles rencontres humaines!