30 septembre. Adieu la Grèce, on t’aimait bien ! Non, au revoir la Grèce, on reviendra.
Le port de Patras. On est au top. Et même très, trop en avance.
Aucune indication, ni panneau, ni panneau lumineux, ni panneau griffonné, ni personne pour renseigner. Au guichet de Minoan Lines, échange rapide du billet virtuel contre un vrai billet papier et une explication sommaire concernant les vélos et les modalités d’embarquement.
Donc, attente. Longue attente. Pas une annonce. Pas un panneau. Pas une annonce. A l’heure convenue, on pénètre dans le hall avec nos poids lourds jusqu’à la seule pancarte indiquant d’attendre ici. De rares personnes franchissent ce passage. On emboite la pas jusqu’au poste de contrôle douanier pour passagers.
Première engueulade, il faut attendre encore 1/2 heure et reculer, facile avec Bob qui se met en crabe immédiatement, il n’aime pas revenir en arrière, Bob.
Rapidement, la douanière nous appelle. Nos poids lourds n’aiment pas les chicanes ni les scanners à bagages. Passage désinvolte de détecteur manuel par la douanière agacée qui nous intime de passer la porte. Ca passe pas en largeur, nos poids lourds.
Deuxième engueulade, reculez ! Bob n’aime toujours pas ça. On sort par la porte de service suivis par la troisième engueulade et nous voilà dans le no man’s land vers ‘le dernier bateau au bout’.
Dans tout ça, le pass sanitaire et le document italien spécial Covid que nous nous étions bien appliqués à remplir, sans confondre ‘Name’, ‘Surmane’, ‘First name’ et ‘Given name’ et avec le nom du père en prime, restent au fond de nos poches. Ca n’intéresse personne par ici.

Nous approchons du Zeus Palace dans un ballet de camions, voiture et camping-car soumis aux vociférations et gestuelle obscure des marins chargés de faciliter l’embarquement.
Quatrième engueulade quand nous approchons de la passerelle près avoir MAL interprété des grognements et des gestes abscons. Il faut attendre. Ballet de semi-remorques, certains en avant, d’autres à reculons. Le monstre flottant engloutit tout dans ses soutes. Même nous.














